Saint-Omer

Parcs hydro-productifs — Lauréat Europan 15

  • Urbanisme
  • Paysage

PROJET LAUREAT CONCOURS EUROPAN 15

Maître d’ouvrage : Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer

Nature : Stratégie intercommunale pour un développement territorial en lien avec le marais audomarois et l’intégration de l’eau en tant que ressource dans le développement urbain

Problématique : le programme questionne le modèle même de la ville humide du XXIe siècle : quelle place jouera l’eau dans les systèmes productifs ? Quels en seront les effets sur les paysages, les modes de vie, les espaces publics ? Comment s’imbriqueront les milieux anthropisés et les milieux naturels ?

Superficie : site stratégique 1007 Ha

Calendrier : 2019

Équipe : ICA

  • QUESTIONNER LES ÉCHELLES DE GOUVERNANCE
  • ANTICIPER LA MUTATION DES PAYSAGES EN LIEN AVEC LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
  • INTÉGRER L’EAU EN TANT QUE RESSOURCE DANS LE DÉVELOPPEMENT URBAIN

La dualité géologique – crayeuse et argileuse – de l’Audomarois a généré des paysages contrastés qui témoignent de sa situation d’interface géographique. Le projet met en place deux systèmes de parc qui amplifient ces paysages élémentaires et se déclinent à 3 échelles imbriquées.

A l’échelle de la biorégion, d’un rayon de 30Km, une vision prospective est proposée à l’horizon 2100, orientée par les variations climatiques à venir. Ce multi-site est appréhendé comme une biorégion urbaine : un espace géographique tenant compte des milieux habités plutôt qu’un territoire administratif ou politique.

Si, par le passé, l’ingénierie littorale a tenté de «fixer» le trait de côte avec des digues, nous savons que ces ouvrages trop couteux et rapidement obsolètes sont incompatibles avec la dynamique propre au littoral. Avec la montée des eaux, la morphologie de l’estuaire d’origine pourrait réapparaitre progressivement : le polder laisserait place à un réseau de lacs, puis à une lagune. Saint-Omer deviendrait une destination de repli, avec un accès direct à la nouvelle façade maritime.

A l’échelle de l’intercommunalité, d’un rayon de 3Km, le double système de parcs révèle le socle géographique commun et la dualité tellurique-hydraulique. Aujourd’hui, le territoire intercommunal est divisé en strates successives étanches, séparées par les infrastructures (rocade, boulevard, rivière et canal). Ces limites peuvent s’épaissir pour former 2 parcs hydro-productifs, qui matérialisent les interfaces actives entre ville et eau, et entre ville et coteaux. Les géographies naturelles et artificielles s’entrelacent pour créer une nouvelle synergie entre infrastructures de transport, paysages naturels et espaces construits. Ces «paysages capables» constituent des structures de densification qui pallie l’étalement urbain et qui permettent de gérer les aléas hydrauliques. Le projet propose la résurgence des cours d’eau qui relient transversalement ces 2 parcs territoriaux.

Enfin, les deux parcs «hydro-productifs» articulent des propositions concrètes à l’échelle des sites de projet, qui peuvent être mises en place à plus court terme.
Le parc «argileux» se développe le long du canal et accueille un ensemble de parcs d’expansion des crues. Ce parc hydraulique préfigure l’inondation par un paysage évolutif entre marais et ville ancienne. Par sa proximité avec l’estuaire, il recevra le caractère dynamique et oscillatoire du littoral : c’est un paysage en mouvement capable d’accueillir les variations de l’eau tout en permettant une urbanisation guidée par le principe de transparence des sols.
Le parc «crayeux» se déploie autour du boulevard Vauban et transforme l’ancienne enceinte en boulevard productif. Cette structure urbano-paysagère reconnecte des quartiers enclavés. Elle révèle les traces d’une archéologie du paysage en faisant ressurgir les traces hydrauliques et historiques des fortifications et déploie la géothermie comme levier de rénovation urbaine.

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