Chelles

Parc ferroviaire et centre logistique

  • architecture
  • urbanisme
© Iris Chervet

Nature : Recherche – Étude prospective sur la mutation des paysages ferroviaires dans la métropole francilienne. Étude de cas sur la ligne Paris-Strasbourg entre la Gare de l’Est et Vaires-sur-Marne. Projet de requalification paysagère et logistique d’une ancienne gare de triage à Chelles.

Calendrier : 2014

Équipe : ATELIER IRIS CHERVET / Images : ParisPictureClub

Cette recherche explore les potentiels des grands sites ferroviaires franciliens et propose des pistes d’actions possibles pour leur mutation, en tirant parti de deux qualités propres au chemin de fer : son identité en tant que paysage structurant à l’échelle géographique, et son rôle dans le métabolisme urbain en tant qu’activité logistique et support de fret. L’enjeu réside dans la transformation d’espaces industriels délaissés, à connotation souvent négative pour les riverains, en espaces productifs et conviviaux, grâce à la valorisation réciproque du paysage et de la ville. #cut

Le préalable de cette recherche est la reconnaissance des espaces ferroviaires comme des paysages en soi, constituant une ouverture dans le tissu urbain dense et abritant une nature résiduelle spécifique. L’amplification de cette nature et de ses processus d’évolution pourrait aboutir à la création d’un vaste système de parcs allié au réseau ferré, transposant le principe des Parkways de F.L. Olmsted aux infrastructures ferroviaires. Fondée sur les études menées par des paysagistes et urbanistes reconnus (M. Desvignes, P. Vigano, A. Magnaghi, etc.), l’étude envisage la mutation de l’espace ferroviaire comme un outil de développement territorial. Anticipant l’urbanisation, le projet paysager constitue la toile de fond de l’évolution d’un site et participe à construire son identité, dans un processus de transformation progressive.

Si la naissance du train a joué un rôle essentiel dans l’industrialisation et a participé à la mutation du système productif en initiant le transport de masse, le fret ferroviaire subit un fort déclin face à la concurrence des modes routiers. Aujourd’hui, la gestion de la production est rejetée dans des plateformes périurbaines, participant à la dégradation des paysages aux franges des villes, ajoutant des étapes intermédiaires dans une chaîne logistique complexe, et rendant difficile l’approvisionnement des centre-villes. L’intensification du fret ferroviaire et la réinsertion de la logistique au cœur de la ville sont gages d’un système de production et d’échanges plus équitables et résilients pour la métropole. Pour cela, les délaissés du réseau ferré peuvent permettre d’établir de véritables interfaces territoriales, mettant en relation directe producteurs et consommateurs, habitants et passagers.

Le projet développé dans le cadre de cette recherche articule une proposition urbaine pour la ville de Chelles, située dans la dynamique du Grand Paris, et un projet architectural de plateforme logistique et centre de formation aux métiers du fret. Le projet d’édifice, placé dans un parc urbain d’un genre nouveau, traite les relations et les enchaînements par transition, sans rupture. Les thématiques associées de l’architecture et du paysage renforcent leurs effets, vers un milieu recomposé.

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